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FlaggstaffAlain Thiémard · Bulle, Gruyère

Musique · chanson

Le quai sans heure

En bref

Le quai sans heure est une chanson de Flaggstaff (Alain Thiémard), en français, d'une durée de 3:38, créée le 23 février 2026. Paroles écrites à la main par l'auteur ; voix et musique générées avec Suno.

Paroles

RefrainLe quai retient nos pas dans le soir immobile,
Nos voix flottent plus bas que les lampes fragiles,
Le train n’arrive pas, le monde est inutile,
Le temps pose ses doigts sur nos fronts indociles.

CoupletLe vent tourne en rond sous la verrière pâle,
Un journal froissé dort sur le banc bancal,
La gare a refermé ses paupières de métal,
Nos manteaux font un mur contre l’air glacial.
L’horloge bat trop fort dans le vide banal,
Chaque seconde cloue son clou vertical,
On guette au bout du rail un signe inaugural,
Mais l’horizon se tait, distant, spectral.

RefrainLe quai retient nos pas dans le soir immobile,
Nos voix flottent plus bas que les lampes fragiles,
Le train n’arrive pas, le monde est inutile,
Le temps pose ses doigts sur nos fronts indociles.

CoupletLes semelles résonnent sur le béton gris,
Un écho nous répond puis s’efface et s’enfuit,
La nuit pose son encre au bord de nos habits,
Le halo des néons tremble et pâlit.
Un billet chiffonné garde un nom écrit,
Un prénom qu’on prononce à voix réduite,
On serre entre nos mains ce départ inouï,
Comme un feu minuscule au creux de la nuit.

RefrainLe quai retient nos pas dans le soir immobile,
Nos voix flottent plus bas que les lampes fragiles,
Le train n’arrive pas, le monde est inutile,
Le temps pose ses doigts sur nos fronts indociles.

CoupletLa brume avale un rail, puis l’autre en détail,
Le silence s’étire en corde qui cisaille,
Un soupir collectif monte et se déraille,
Retombe en harmonies lentes et sans bataille.
Nos regards sont des phares au bord de la faille,
Cherchant dans le lointain une braise qui vaille,
Mais rien ne fend la nuit, rien ne la travaille,
Sinon l’attente nue qui nous tient en tenailles.

RefrainLe quai retient nos pas dans le soir immobile,
Nos voix flottent plus bas que les lampes fragiles,
Le train n’arrive pas, le monde est inutile,
Le temps pose ses doigts sur nos fronts indociles.

CoupletUn pas se risque enfin vers la ligne pâlie,
Comme on brise un serment trop longtemps poli,
Un autre suit plus loin, sans éclat, sans cri,
La foule se délite en fragments d’oubli.
Le quai rend à chacun sa lenteur polie,
La nuit garde en secret ce rendez-vous trahi,
Nous laissons derrière nous l’attente inassouvie,
Comme un chant suspendu que personne ne finit.

OutroDans l’air reste un accord que nul train ne délivre,
Un souffle d’hommes debout que le silence enivre.