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FlaggstaffAlain Thiémard · Bulle, Gruyère

Musique · chanson

Le monde est à ceux qui gueulent

Piste 1 du recueil Sous la rouille

En bref

Le monde est à ceux qui gueulent est une chanson de Flaggstaff (Alain Thiémard), en français, d'une durée de 3:00, créée le 19 février 2026, piste 1 du recueil Sous la rouille. Paroles écrites à la main par l'auteur ; voix et musique générées avec Suno.

Paroles

RefrainLe monde est à ceux qui gueulent
Qui percent l’air de leur voix
Qui gravent leur nom dans la houle
Pour ne pas mourir sans loi
Si tu ravales tu brûles
Le vent t’efface, sans choix

CoupletIls parlent plus fort que la foudre
Ils couvrent les doutes en poudre
Ils vendent du vent qui rassure
En phrases larges, sans fissure
Le vacarme devient couronne
Le calme, lui, personne

RefrainLa scène est aux voix rebelles
Qui refusent de plier
Aux phrases franches, étincelles
Qui refusent d’oublier
Si tu t’effaces sans zèle
Le temps vient te nier

CoupletOn apprend vite à se taire
À lisser l’angle en prière
À rendre la voix plus docile
Pour rester bien dans la file
Mais le silence est complice
Il gomme, efface et glisse

RefrainLa rue suit ceux qui s’élèvent
Qui frappent l’air sans détour
Les mots claquent et se relèvent
Contre l’oubli chaque jour
Si ta gorge reste brève
La nuit te mange à son tour

CoupletJe vois des bouches fermées
Des idées vite enfermées
Des éclats prêts à éclore
Qui meurent avant l’aurore
Le mutisme est une tombe
Où la présence succombe

RefrainLes micros aiment l’orage
Quand la peur change de camp
Les timides tournent la page
Et deviennent incandescent
Si tu refuses le large
Tu disparais lentement

CoupletAlors parle, même fragile
Même hors cadre, indocile
Que ta phrase claque et brûle
Qu’elle déborde et circule
Car vivre, c’est faire du bruit
Sinon le monde t’oublie

PontUn cri fend la buée
Un mot rompt la marée
Ta voix trace la voie
Même fragile, crois

RefrainLe monde penche aux tonnerres
Quand les voix brisent la loi
Les silences deviennent poussière
Sous les pas qui font foi
Si tu laisses tout sous terre
Tu t’effaces pas à pas